– Présentation
– Question
– Qui me conduit à un début d’hypothèse
– Pédophilie. Sources de toutes maltraitances et de toutes les formes de maltraitances ?
– Le tabou de l’inceste
– Tabou
– Silence (s)
– Patriarcat & misogynie
– Système social
Cheval de bataille devenu l’anti-pédophilie (auparavant l’anti-fascisme), suite au choc de l’affaire Dutroux, qui a aussi été une prise de conscience 1*,
aujourd’hui je n’utilise plus que le terme de pour la bientraitance dans la mesure du possible, c’est-à-dire dans un discours non scientifique, en lieu et place de contre la maltraitance ,
contre l’inceste, la violence domestique, la pédophilie. En fait contre l’abus envers des personnes en état de faiblesse, ce qui en terme juridique se dit abus de faiblesse.
J’ai remarqué dans des reportages télévisés sur les tribus noires africaines que, suite à des rituels et peut-être des initiations mystiques, les personnes se mariaient entre gens du même
âge ; corrélation faite avec les peuples retirés d’Amazonie. Peut-être chez ceux-ci n’existait ni inceste ni pédophilie, de peur que ça n’entraîne un danger pour le groupe par exemple.
Ceci me conduit à me demander si au cours de notre Histoire, celle des Civilisations dites avancées : Chine, Égypte, Grèce, Inde, chez les Mayas, que ce soit notre moyen age, en Perse, ou à
Rome s’il n’y a pas eu et qu’il y aurait donc dans la nôtre aussi aujourd’hui, une espèce de compromission consensuelle, allant du silence et du “ taire ”, au faire et laisser faire.
Que se trouve ainsi l’émergence d’un concept social sexuel ayant trait à la pédophilie. Je veux dire qui soit issu de la socialisation des peuples et des clans, en cités, en sociétés, en
Civilisations ; ce qui nous aurait conduit à la situation que l’on connaît aujourd’hui à ce sujet.
Dire que l’on peut en psychologie sociale, expliquer la discrimination et qu’il est devenu possible d’éduquer par des séances pédagogiques les personnes 2*, n’y aurait-il pas une déviance sociale
sexuelle sous-jacente à chaque Civilisation, dites avancées ? Concernant ceci n’y a-t-il pas une thérapie sociale à réaliser ? On ne peut pas faire de thérapie à une société,
direz-vous ? Non, mais on peut toutefois évoquer la psychopathologie sociale et la psychiatrie sociale 3*, en bref : prouver que l’apparition de la psychopathologie est liée au contexte
d’une classe sociale ; de là, étendre le concept à une société, une Civilisation… Plurielle.
Par le peu de psychologie sociale que j’ai fait à ce jour, je me demande si ça ne viendrait pas d’un processus comme celui de la différentiation sociale 4*, de la catégorisation sociale 5* ou la
soumission à l’autorité 6* que décrit et démontre la psychologie sociale. Ni que ce ne soit pas une pathologie, car ça n’a pas un “sens” et de plus, qu’au vu des chiffres, les proportions que ça
prend, qu’il ne s’agit non seulement d’individus mais d’une logique absurde, d’une pathologie de la société et des Civilisations.
En ce lieu, j’en évoque l’origine, sur un plan théorique, et non pas l’état, soit les comportements psychologiques, l’existence de réseaux, des pathologies retrouvées par de telles affaires. La
pédophilie est le nom d’un trouble mental désignant l’attirance sexuelle envers des enfants. Ce que j’aimerais dégager est une définition psychosociologique : la distinction du phénomène de
l’exploitation sexuelle des enfants. Je refuse d’adhérer sans réflexion supplémentaire à une résolution conceptuelle de la maltraitance par l’acceptation de l’idée que son origine naisse que d’un
trouble mental, d’une maladie psychique, psychiatrique. C’est une solution un peu trop facile, en regard de la société, de ce que je retrouve au fil des jours par la presse, dans colonne des
faits divers.
Est-ce que c’est le manque de considération pour les enfants qui les conduit à l’exploitation sexuelle, ou au contraire, un certain d’intérêt ? Et de faire une corrélation avec la condition
de la femme. D’où vient-il cet intérêt ? L’explication psychanalytique par un traumatisme ou une atteinte durant l’enfance ? Mais il y aurait eu donc une première. De quoi
procède-t-elle celle-ci, ce de quoi procède la dernière ? La cause en est une chose, ça n’interdit pas de rechercher à comprendre le pourquoi de l’intention sine qua non, sa nature et son
comment, de se demander de quoi procède-t-elle et dans quel dessein a-t-elle eu lieu ?
Les premiers écrits de l’humanité ont traversé les âges gravés dans la pierre. On y trouve que l’inceste est proscrit, donc tabou déjà au moins depuis lors. Soit en toute logique : les liens
affectivo-familliaux mués en relations sexuelles, ce qui n’indique en rien l’existence d’une sexualité portée envers les enfants qui plus
est serait en soit non consentie et violente 7*. Est-ce que c’était considéré comme anormal, entre frère et sœur, ou entre des géniteurs et leurs enfants à cause de tares dues à la
consanguinité ? Ou à cause d’un certain ordre des valeurs, niveau relations interpersonnelles, devenant mythologique ou mystique ? Les tares ? Non puisque ça s’est toujours trouvé
au fil des siècles de notre Histoire et récemment encore dans certains endroits À développer, ce n’est
pas vieux et il a fallu la science pour y intervenir et instruire les personnes.
Faut-il penser que le tabou de l’inceste ne concernait que les relations entre adultes 8* car c’est inimaginable avec des enfants ou au contraire, et ce serait ce dont quoi provenait
l’acceptation sociale de l’utilisation sexuelle des enfants, avérée chez les Grecques de l’Antiquité ?
Ma remarque est que s’il y a un interdit pour les relations incestueuses c’est qu’elles sont conceptuellement possibles, donc s’il n’y a pas d’interdit concernant des relations sexuelles avec des
enfants c’est que ce n’est pas un fait, que cela n’existe pas. À ce moment, on peut se demander si une relation incestueuse a un sens, j’y reviendrai lorsque j’aurai étudié la mythologie… Grecque
et romaine. Les visages de l’enfance, dans le monde animal également, sont d’un aspect qui provoque des comportements de protecteurs ; convoiter un enfant est un défaut à l’ordre
naturel : le monde à l’envers, où allons-nous ? Où sommes-nous allé et d’où venons-nous comme ça ? Mais dites-le-moi, comment cela est possible, c’est ce que je cherche à savoir,
pour en désarticuler la mécanique et en tuer la dynamique par une démonstration. Alors si vous avez des idées parlez-moi en.
Mais comment un adolescent aujourd’hui peut penser à une telle chose : être attiré sexuellement par un enfant, ça ne correspond pas à la voix (et ni à la voie d’ailleurs) de la nature
précisément à cet age-là dans le corps. Il faut déjà avoir une certaine notion de ceci pour parvenir cette l’idée, n’est-ce pas ? Qu’en pensez-vous ? Pour avoir, une telle idée ne
faut-elle pas déjà avoir entendu quelque chose de la question, ou l’avoir vécu, pour que ça vienne à l’esprit… Je ne crois pas que l’on puisse naturellement parvenir à concevoir de faire une
telle chose sans que son fait parvienne à la connaissance, l’adulte constitué sur cette base y resterait conforme. N’est-ce pas ?
Le tabou lui-même serait-il d’en parler ? Ou de dire que l’on connaît quelqu’un qui, que l’on sait que quelqu’un y a touché, plus que de réellement y
toucher-même ? C’est-à-dire que si quelque chose de tabou se passe et que l’on en ait la connaissance, il n’est pas tabou d’en parler de ce qu’on a à la connaissance, alors
pourquoi ne rien en dire ? Puisque c’est tabou, c’est que ça ne doit pas se passer et si ça ne doit pas se passer, il faut le dire que ça se passe, pour que ça s’arrête. Alors si l’on n’en
parle pas, c’est qu’il est plus tabou d’en parler que de transgresser le tabou lui-même, puisqu’on sait alors que ça a lieu et que l’on laisse faire, et ça revient à se voiler la face. On entend
aujourd’hui : « On n'en parle pas parce que c’est tabou ». Mais qu’est-ce tabou ?
À ceci je pense à une mère qui se tairait alors que tout le monde saurien saurait ce qui se passe d’immonde ; à une mère qui se taisait alors qu’elle savait très bien ce qui se passe
d’immonde…
Pourquoi les témoins et les personnes à qui vient à la connaissance l’existence de maltraitances, en sont-ils tétanisés, comme paralysé face à la Gorgone, et la personne qui en est victime de
même ? Cette paralysie de celui à qui est venu la connaissance de pareille situation n’est pas induite par le même processus que le silence de la personne abusée, toutefois certains items
peuvent voire doivent être concomitants, certains mais pas tous À développer. Il y a justement celui du témoin
emprisonné dans la dissonance mentale en plus des pressions sociales, peur (s), honte. Concernant la personne abusée, il y a le conditionnement, impliquant les récompenses, ainsi les
menaces, impliquant les craintes.
Je demande si, et les personnes à qui j’en ai parlé partage l’avis, si le système patriarcal et le manque d’écoute fait aux femmes qui en résultent, et par conséquent leur absence dans la part
décisionnelle des concepts sociaux éducatifs et en politique, leur exploitation au sein de la société aussi et cela surtout ; mais cela procède l’un de l’autre, et actuellement encore, bien
que non en Suède où les châtiments corporels sont interdits, cela ne soit pas vecteurs particuliers de la dynamique indigne.
Le roi de France avait ses mignons Chercher des
sources et le citer. L’inceste est proscrit. Dès lors on peut légitimement se demander si l’inceste à caractère pédophile conserve cette dimension de tabou (rapport sexuel
non-procréateur ?). Et se demander si l’inceste ne serait sans rapport d’aucune sorte, hors le degré de lien familial, avec les corps physiquement en jeu dans l’acte sexuel. En quelque sorte
j’extrairai tout le caractère incestueux de l’acte sauf physiologiquement parlant.
À partir du moment, et cela me dérange, que l’autorité se sert (abuse) sexuellement des enfants alors que l’inceste est interdit, je
pense qu’un adulte (donc un père) qui abuse de son enfant le fait en toute impunité vis-à-vis de sa conscience morale.
Au devenir de cette discussion : mes hypothèses et constructions intellectuelles dans un dessein de
recherche afin de participer à l’évolution dans le domaine de la lutte contre ce qui est contraire à la bientraitance.