Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 11:59

Une bio de quarante-six années ! L’enfance, l’adolescence, les premiers pas comme jeune ”adulte“ puis quinze, vingt ans passent et adulte, quand même sans guillemets, alors, parlons vrai, soyons direct. Jeune je voulais devenir artiste peintre et vite changé pour le travail de l’esprit, j’ai travaillé à la campagne ( je me suis aussi beaucoup promené ) et dans le bâtiment, la construction. Pour dire rapidement, bénéficiant d’une rente, la couverture sociale, aujourd’hui je puis être un auditeur libre à l’université ( depuis début 2008 ), en faculté des SSP (sciences sociales et politiques). Ma confession de naissance, de culture est le catholicisme et j’ai démarché en l’Eglise entre vingt-sept ans  et quarante, aujourd’hui à la lumière de l’Académie je comprends ce que sont les fausses croyances mais réellement j’étais finalement sorti de l’Eglise à force de trop de scandales un petit peu avant, deux ans à peine. Depuis 1995 je m’inscris dans une démarche dirigée personnellement contre la maltraitance, d’abord en tant que pilier de bar, ensuite ( 2001 ) au cœurs même de la rue ( la zone ), maintenant à l’uni.

J’habite un minuscule studio rénové agencé et parfaitement installé au centre ville la fenêtre donnant sur une petite rue non ouverte au trafic de 22h00 à 6h00, je pense que c’est aussi silencieux qu’en pleine campagne.

J’aime la recherche, la psychologie et la psychologie sociale : je pense arriver par la suite de mes études en sociologie, la musique avec un penchant certain pour l’Underground, j’aime les gens, moi-même, la planète en général et l’univers dans son entier.

Par philoup
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 19:02

 – Présentation

– Question

– Qui me conduit à un début d’hypothèse

– Pédophilie. Sources de toutes maltraitances et de toutes les formes de maltraitances ?

– Le tabou de l’inceste

– Tabou

– Silence (s)

– Patriarcat & misogynie

– Système social

 

Présentation

Cheval de bataille devenu l’anti-pédophilie (auparavant l’anti-fascisme), suite au choc de l’affaire Dutroux, qui a aussi été une prise de conscience 1*, aujourd’hui je n’utilise plus que le terme de pour la bientraitance  dans la mesure du possible, c’est-à-dire dans un discours non scientifique, en lieu et place de contre la maltraitance , contre l’inceste, la violence domestique, la pédophilie. En fait contre l’abus envers des personnes en état de faiblesse, ce qui en terme juridique se dit abus de faiblesse.

Question

J’ai remarqué dans des reportages télévisés sur les tribus noires africaines que, suite à des rituels et peut-être des initiations mystiques, les personnes se mariaient entre gens du même âge ; corrélation faite avec les peuples retirés d’Amazonie. Peut-être chez ceux-ci n’existait ni inceste ni pédophilie, de peur que ça n’entraîne un danger pour le groupe par exemple.

Ceci me conduit à me demander si au cours de notre Histoire, celle des Civilisations dites avancées : Chine, Égypte, Grèce, Inde, chez les Mayas, que ce soit notre moyen age, en Perse, ou à Rome s’il n’y a pas eu et qu’il y aurait donc dans la nôtre aussi aujourd’hui, une espèce de compromission consensuelle, allant du silence et du “ taire ”, au faire et laisser faire. Que se trouve ainsi l’émergence d’un concept social sexuel ayant trait à la pédophilie. Je veux dire qui soit issu de la socialisation des peuples et des clans, en cités, en sociétés, en Civilisations ; ce qui nous aurait conduit à la situation que l’on connaît aujourd’hui à ce sujet.

Qui me conduit à un début d’hypothèse

Dire que l’on peut en psychologie sociale, expliquer la discrimination et qu’il est devenu possible d’éduquer par des séances pédagogiques les personnes 2*, n’y aurait-il pas une déviance sociale sexuelle sous-jacente à chaque Civilisation, dites avancées ? Concernant ceci n’y a-t-il pas une thérapie sociale à réaliser ? On ne peut pas faire de thérapie à une société, direz-vous ? Non, mais on peut toutefois évoquer la psychopathologie sociale et la psychiatrie sociale 3*, en bref : prouver que l’apparition de la psychopathologie est liée au contexte d’une classe sociale ; de là, étendre le concept à une société, une Civilisation… Plurielle.

Par le peu de psychologie sociale que j’ai fait à ce jour, je me demande si ça ne viendrait pas d’un processus comme celui de la différentiation sociale 4*, de la catégorisation sociale 5* ou la soumission à l’autorité 6* que décrit et démontre la psychologie sociale. Ni que ce ne soit pas une pathologie, car ça n’a pas un “sens” et de plus, qu’au vu des chiffres, les proportions que ça prend, qu’il ne s’agit non seulement d’individus mais d’une logique absurde, d’une pathologie de la société et des Civilisations.

En ce lieu, j’en évoque l’origine, sur un plan théorique, et non pas l’état, soit les comportements psychologiques, l’existence de réseaux, des pathologies retrouvées par de telles affaires. La pédophilie est le nom d’un trouble mental désignant l’attirance sexuelle envers des enfants. Ce que j’aimerais dégager est une définition psychosociologique : la distinction du phénomène de l’exploitation sexuelle des enfants. Je refuse d’adhérer sans réflexion supplémentaire à une résolution conceptuelle de la maltraitance par l’acceptation de l’idée que son origine naisse que d’un trouble mental, d’une maladie psychique, psychiatrique. C’est une solution un peu trop facile, en regard de la société, de ce que je retrouve au fil des jours par la presse, dans colonne des faits divers.

Pédophilie. Sources de toutes maltraitances et de toutes les formes de maltraitances ?

Est-ce que c’est le manque de considération pour les enfants qui les conduit à l’exploitation sexuelle, ou au contraire, un certain d’intérêt ? Et de faire une corrélation avec la condition de la femme. D’où vient-il cet intérêt ? L’explication psychanalytique par un traumatisme ou une atteinte durant l’enfance ? Mais il y aurait eu donc une première. De quoi procède-t-elle celle-ci, ce de quoi procède la dernière ? La cause en est une chose, ça n’interdit pas de rechercher à comprendre le pourquoi de l’intention sine qua non, sa nature et son comment, de se demander de quoi procède-t-elle et dans quel dessein a-t-elle eu lieu ?

Le tabou de l’inceste

Les premiers écrits de l’humanité ont traversé les âges gravés dans la pierre. On y trouve que l’inceste est proscrit, donc tabou déjà au moins depuis lors. Soit en toute logique : les liens affectivo-familliaux mués en relations sexuelles, ce qui n’indique en rien l’existence d’une sexualité portée envers les enfants qui plus est serait en soit non consentie et violente 7*. Est-ce que c’était considéré comme anormal, entre frère et sœur, ou entre des géniteurs et leurs enfants à cause de tares dues à la consanguinité ? Ou à cause d’un certain ordre des valeurs, niveau relations interpersonnelles, devenant mythologique ou mystique ? Les tares ? Non puisque ça s’est toujours trouvé au fil des siècles de notre Histoire et récemment encore dans certains endroits  À développer, ce n’est pas vieux et il a fallu la science pour y intervenir et instruire les personnes.

Faut-il penser que le tabou de l’inceste ne concernait que les relations entre adultes 8* car c’est inimaginable avec des enfants ou au contraire, et ce serait ce dont quoi provenait l’acceptation sociale de l’utilisation sexuelle des enfants, avérée chez les Grecques de l’Antiquité ?

Ma remarque est que s’il y a un interdit pour les relations incestueuses c’est qu’elles sont conceptuellement possibles, donc s’il n’y a pas d’interdit concernant des relations sexuelles avec des enfants c’est que ce n’est pas un fait, que cela n’existe pas. À ce moment, on peut se demander si une relation incestueuse a un sens, j’y reviendrai lorsque j’aurai étudié la mythologie… Grecque et romaine. Les visages de l’enfance, dans le monde animal également, sont d’un aspect qui provoque des comportements de protecteurs ; convoiter un enfant est un défaut à l’ordre naturel : le monde à l’envers, où allons-nous  ? Où sommes-nous allé et d’où venons-nous comme ça ? Mais dites-le-moi, comment cela est possible, c’est ce que je cherche à savoir, pour en désarticuler la mécanique et en tuer la dynamique par une démonstration. Alors si vous avez des idées parlez-moi en.

Mais comment un adolescent aujourd’hui peut penser à une telle chose : être attiré sexuellement par un enfant, ça ne correspond pas à la voix (et ni à la voie d’ailleurs) de la nature précisément à cet age-là dans le corps. Il faut déjà avoir une certaine notion de ceci pour parvenir cette l’idée, n’est-ce pas ? Qu’en pensez-vous ? Pour avoir, une telle idée ne faut-elle pas déjà avoir entendu quelque chose de la question, ou l’avoir vécu, pour que ça vienne à l’esprit… Je ne crois pas que l’on puisse naturellement parvenir à concevoir de faire une telle chose sans que son fait parvienne à la connaissance, l’adulte constitué sur cette base y resterait conforme. N’est-ce pas ?

Tabou

Le tabou lui-même serait-il d’en parler ? Ou de dire que l’on connaît quelqu’un qui, que l’on sait que quelqu’un y a touché, plus que de réellement y toucher-même ? C’est-à-dire que si quelque chose de tabou se passe et que l’on en ait la connaissance, il n’est pas tabou d’en parler de ce qu’on a à la connaissance, alors pourquoi ne rien en dire ? Puisque c’est tabou, c’est que ça ne doit pas se passer et si ça ne doit pas se passer, il faut le dire que ça se passe, pour que ça s’arrête. Alors si l’on n’en parle pas, c’est qu’il est plus tabou d’en parler que de transgresser le tabou lui-même, puisqu’on sait alors que ça a lieu et que l’on laisse faire, et ça revient à se voiler la face. On entend aujourd’hui : « On n'en parle pas parce que c’est tabou ». Mais qu’est-ce tabou ?

À ceci je pense à une mère qui se tairait alors que tout le monde saurien saurait ce qui se passe d’immonde ; à une mère qui se taisait alors qu’elle savait très bien ce qui se passe d’immonde…

Silence (s)

Pourquoi les témoins et les personnes à qui vient à la connaissance l’existence de maltraitances, en sont-ils tétanisés, comme paralysé face à la Gorgone, et la personne qui en est victime de même ? Cette paralysie de celui à qui est venu la connaissance de pareille situation n’est pas induite par le même processus que le silence de la personne abusée, toutefois certains items peuvent voire doivent être concomitants, certains mais pas tous  À développer. Il y a justement celui du témoin emprisonné dans la dissonance mentale en plus des pressions sociales, peur (s), honte. Concernant la personne abusée, il y a le conditionnement, impliquant les récompenses, ainsi les menaces, impliquant les craintes.

Patriarcat & misogynie

Je demande si, et les personnes à qui j’en ai parlé partage l’avis, si le système patriarcal et le manque d’écoute fait aux femmes qui en résultent, et par conséquent leur absence dans la part décisionnelle des concepts sociaux éducatifs et en politique, leur exploitation au sein de la société aussi et cela surtout ; mais cela procède l’un de l’autre, et actuellement encore, bien que non en Suède où les châtiments corporels sont interdits, cela ne soit pas vecteurs particuliers de la dynamique indigne.

Système social

Le roi de France avait ses mignons  Chercher des sources et le citer. L’inceste est proscrit. Dès lors on peut légitimement se demander si l’inceste à caractère pédophile conserve cette dimension de tabou (rapport sexuel non-procréateur ?). Et se demander si l’inceste ne serait sans rapport d’aucune sorte, hors le degré de lien familial, avec les corps physiquement en jeu dans l’acte sexuel. En quelque sorte j’extrairai tout le caractère incestueux de l’acte sauf physiologiquement parlant.


 

À partir du moment, et cela me dérange, que l’autorité se sert (abuse) sexuellement des enfants alors que l’inceste est interdit, je pense qu’un adulte (donc un père) qui abuse de son enfant le fait en toute impunité vis-à-vis de sa conscience morale.

 

Au devenir de cette discussion : mes hypothèses et constructions intellectuelles dans un dessein de recherche afin de participer à l’évolution dans le domaine de la lutte contre ce qui est contraire à la bientraitance.

 

 

1* Globale. “ L’affaire Dutroux ” a conduit à une considération nouvelle sur les conditions des enfants en matière d’abus sexuels : pédophilie, inceste ainsi que pour la maltraitance psychologique (manquements à la bientraitance).

 

2* La classe divisée, ou au centre du cyclone (1970), Propaganda 1980. Jane Helliot

3* 14 approches de la psychopathologie, chapitre XIII “ psychopathologie sociale ”. Serban Ionescu

4* G. Lemaine

5* H. Tajfel

6* S. Milgram

7* Ou non. Violence : voies de fait. Ruse et séduction : tromperie. Le harcèlement moral ou psychologique est à la limite entre deux (donc ici, comportements de niveau “ obtention ” de rapports sexuels), mais ça peut-être des cadeaux aussi, ou l’achat de la personne (esclave), et là je ne sais plus vraiment dans quel millénaire je navigue…

8* Entre adultes : je dirai adultes pour capables de procréation et dont l’age soit acceptable dans le contexte, qui se trouve en – 3000 av. JC en ce qui concerne cette référence aux premiers écrits de l’humanité ; ma projection est de l’ordre – 30 000 et je verrai plus tard s’il est possible d’envisager de réfléchir avec un ordre de grandeur de – 300 000. Nota bene : Toumaï, il y a 6 millions d’années.en arrière.

 

Par philoup
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 11:55
Par philoup
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 08:12
SECRETS DE FAMILLES, MODE D'EMPLOI
QUAND ET COMMENT FAUT-IL EN PARLER ?

 
Serge Tisseron
© Edition Ramsay, Paris, 1996

Nouvelles Editions Marabout
Psychologie n° 3573


Introduction

Page 6
Tel est le paradoxe des secrets de famille : les enfants à qui ont les cache les connaissent bien souvent, mais ils doivent faire semblant de ne pas les connaître.

Page 9
Le secret cesse d'être un fait normal et de vient pathologique lorsque nous cessons d'être le « gardien » pour devenir le « prisonnier ». Autrement dit lorsque le secret commence à nous « travailler ». § L'œuvre de Nicolas Abraham & Maria Torok

Page 10
Nous pouvons être préoccupés par quelque chose que nous ignorons, mais dont nous pressentons l'importance pour un proche. Ce qui fait problème, alors, c'est de nous sentir exclus de ce secret que nous voudrions partager avec lui. Enfin, de la même façon que nous pouvons être travaillés par un secret personnel à notre insu, nous pouvons l'être inconsciemment par le secret d'un autre. [...]

La principale difficulté [...] ne relève pas de l'ignorance, mais de la morale. [...] elle empoisonne notre compréhension des secrets.

Page 11
Les secrets concernent, au-delà de la relation de chacun avec ses proches, la fidélité où il s'est engagé vis-à-vis de ses parents et de ses ascendants.


Faux secrets et vrais mensonges

Page 13-14-15
[...] la parole n'est pas seulement faite pour dire la vérité, mais [qu'] elle est aussi un instrument de manipulation et d'influence. [...] Le droit au secret de chacun, adulte ou enfant, est essentiel. [...] Il est la première condition à la possibilité de penser par soi-même et pour soi-même. Les régimes totalitaires ont d'ailleurs tous pour point commun de chercher à étendre leur contrôle sur la vie privé des individus et à abolir cette barrière protectrice du secret...

[...], les situations de souffrance vécues par un parent sont immédiatement ressenties par un enfant comme un obstacle à la communication avec lui, [...] elles mobilisent l'attention et la curiosité de l'enfant et, éventuellement, engage sa perception du monde sur une fausse voie.

Ces situations de souffrance dont la cause est cachée à l'enfant deviennent pour lui une interrogation parallèle à sa propre vie et qui parasite celle-ci. Parfois, l'enfant, puis l'adulte qu'il devient, choisit de faire de ce questionnement latéral le centre de sa propre existence : il aliène l'ensemble de ses choix d'existence au secret qu'il pressent chez un parent et fait inconsciemment des choix qu'il a pensé, à certain moment de son évolution, être ceux qui lui était cachés.


MON PÈRE ÉTAIT-IL MALADE ?

Page 16-17-18
[Elle] avait perçu la gravité de la situation et l'inquiétude de ses parents, mais [qu'] en même temps elle avait dû faire comme si elle ne les apercevait pas. [...] Cette exclusion fut vécu comme le résultat d'un jugement dépréciatif et dévalorisant sur sa capacité à supporter la vérité. [...]

[Elle] grandit donc dans la rancœur. [...] Ce repliement affecta l'ensemble de ses relations scolaires et professionnelles.


LA VIOLENCE DU SECRET

Page 18-19-20
Tout secret familial, quelles que soient les « excellentes » intentions qui le guident, est toujours ressenti comme une violence par un enfant. Une violence qu'il n'oubliera jamais et qui pèsera lourdement sur l'ensemble de sa vie psychique, et par contrecoup sur sa vie professionnelle, amoureuse et sociale. [...]

Faute de pouvoir et maîtriser le secret des autres dont il se sent exclu, il se fait l'organisateur de ses propres secrets dont il décide d'exclure les autres ! Dérisoire vengeance, mais génératrice de vrais secrets À la vérité qui lui est cachée, l'enfant répond par une vérité qu'il cache. [...]Néanmoins, ce retournement de l'exclusion n'est pas la réponse la plus habituelle de l'enfant confronté à un secret. Le plus souvent, ce qui importe est son désir de rétablir la communication perturbée par l'existence du secret.


MON PÈRE TRAVAILLE-T-IL ?

Page 22
Quelles que soient les bonnes raisons pour cacher la situation à Georges, celle-ci ne lui a pas échappé. Il a bien perçu aussi la honte de son père, aiguisée par le risque des critiques désobligeantes de sa belle-mère. La réaction de cet enfant attentif a alors consisté à mettre en place, en grande partie à son propre insu, une attitude destinée à soulager son père de son inquiétude. Georges ne peut pas parler de ce qu'il pressent, car il craint de le blesser. Il se doit de le déculpabiliser.


L'AUTRE ENFANT

Page 24
En se répétant à son insu ce qui était arrivé à son père, Gaston signifiait en quelque sorte à celui-ci qu'il ne pouvait en aucun cas craindre les critiques de son fils puisque lui-même se trouvait maintenant dans la même situation ! [...] ce qui pouvait apparaître comme une simple reproduction obéissait à un désir précis : déculpabiliser son père et recréer des conditions de confiance qu' [il] avait pu croire disparues du fait du secret parental.


LA DÉLINQUANCE D'ANGÈLE

Page 25
[...] certains comportements de l'enfant, qui ne trouvent pas directement d'explications dans ce qu'il exprime de sa vie psychique personnelle, peuvent résulter de sa tentative de résoudre un problème relationnel organisé autour d'un secret.

Page 26-27
[...] tout comportement d'un parent, même délinquant, contient le risque d'une imitation empathique de la part de l'un de ses enfants. [...] Mais de telles identifications sont toujours susceptibles de remaniements sous l'effet d'influences extérieures liées à l'autre parent, à un ami, à un enseignant, ou à toute autre personne en contact avec l'enfant. Tel n'est pas le cas des situations verrouillées autour d'un secret. Alors les défenses mises en place sont soustraites à toute influence et à toute évolution parce qu'elles sont clivées. Ainsi s'explique, [...], que certain comportements organisés autour d'un secret puissent constituer un véritable « corps étranger » dans la personnalité et subsister même une fois le secret levé.


LA « FEINTISE » FAMILLIALE

Page 27-28
[Le secret] peut se mettre en place simplement parce que nous refusons de parler d'un évènement pénible que nous avons vécu de peur d'être confrontés à l'horreur, à la colère ou à la tristesse qui l'ont accompagné. D'une certaine façon, de tels évènements passés sous silence sont plutôt des « non-dits» que des secrets au sens strict.

Page28-29
[...] par ailleurs, [...] le secret ne peut pas se définir seulement en termes de communication et de relation, Le secret est une forme d'organisation psychique avant d'être une forme de relation. Cette distinction entre le secret comme phénomène relationnel et le secret comme phénomène psychique est essentielle.[...] L'existence de secrets gardés volontairement dans une famille ne s'accompagne pas forcément d'une organisation psychique caractéristique du « Secret » chez l'un de ses membres. Ce qui caractérise le « Secret », c'est le fait que la personnalité de celui qui le porte est coupée en deux § Le Psychisme à l'épreuve des générations : clinique du fantôme (Dunod, 1995). [...]

Ce qui importe, c'est le clivage de la personnalité autour d'un secret. En effet, lorsqu'un événement gardé secret divise le psychisme d'un sujet, cette division produit inévitablement des conduites et des paroles qui son perçues comme étranges, contradictoires ou paradoxales par l'enfant. En outre, l'enfant pressent, derrière ces formes douloureuses de communication, la souffrance de son parent, et il n'est pas rare qu'il ait tendance à s'en croire responsable ![...]

[...] De façon générale, un enfant soumis à l'influence d'un parent divisé est amené à se diviser à son tour de manière aliénante pour sa propre vie psychique.

Page30-31
De façon générale, le propre de la « feintise » est de créer un statut d'ambiguïté de la croyance. Le récepteur du message est coupé en deux : il reçoit des indices contradictoires qu'il ne peut pas rapporter à un système de croyance unique. Tel est bien le problème d'un enfant confronté à un « Secret » : il ne sait pas quel statut attribuer à ce qu'il perçoit. Cette façon de considérer le secret permet de comprendre qu'un parent puisse « tromper » un enfant et le perturber gravement sans le vouloir ni même parfois s'en rendre compte. Il suffit, pour cela qu'il soit le porteur d'un « Secret » qui divise son propre psychisme. Tout être humain confronté au clivage d'un être proche et cher est conduit à douter de ce qu'il voit, entend, sent et pense, et mobilise une grande partie de ses possibilités psychiques pour résoudre les difficultés qui en résultent. [...]

Page 32-33
Les manifestations du « Secret » même les plus bizarres et les plus injustifiées y sont admises comme normales. En effet, lorsqu'il existe dans une famille un porteur de « Secret », ce n'est pas seulement lui qui est « divisé ». Tous les autres membres de la famille sont amenés, sous l'effet des communications tordues qu'il leur impose, à se couper en deux à leur tour. L'enfant ne peut parler du clivage douloureux qu'il pressent à l'extérieur, par crainte de déshonorer l'un des siens, voire la famille tout entière ou même de passer pour fou... Les émotions relatives au clivage pressenti sont retenues et cette retenue peut provoquer le blocage de l'affectivité dans de nombreux domaines qui n'ont pourtant rien à voir avec le « Secret » initial. D'autre fois, elle provoque des explosions de colère apparemment sans raisons ou des comportements de soumissions allant bien au-delà de ce qui est socialement exigé.

 

 

Par philoup
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 08:22
Après mûres réflexions données suite à une discussion portant sur la dimension de l'énergie portée dans les termes utilisés pour dire quelque chose il s'est avéré à mon esprit la nécessité de reformuler la nomenclature du vocabulaire choisi pour parler de ce qui m'occupe.

Pourquoi en effet dire contre la maltraitance alors qu'une portée positive se démarque dans le terme de bientraitance, alors soit, il s'agit d'un néologisme mais c'est tant mieux et heureux.

D'autre part cela est vrai que je me sens toujours mal d'entendre, de dire ou d'écrire " anti-pédophilie ", dans anti-pédophilie il y a pédophilie ; le dire et le redire c'est toujours désagréable. Puis aussi cette manière avec toujours l'impression de brandir un étendard, l'étendard de l'anti-pédophilie, ça c'est contre constructif. Et en se mettant à la place des victimes et de ceux qui souffrent réellement de ces blessures, entendre et toujours réentendre ce terme, ça doit devenir obsédant toujours traumatisant de repasser du désinfectant dans la plaie ouverte. Donc dorénavant je ne m'applique plus contre la maltraitance mais pour la bientraitance. Oeuvrer pour la bientraitance c'est agir contre la maltraitance.

 

 

Par philoup
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 08:09

Ceci est le premier article de votre blog. Il a été créé automatiquement pour vous aider à démarrer sur overblog. Vous pouvez le modifier ou l'effacer via la section "publier" de l'administration de votre blog.

Bon blogging

L'équipe d'overblog

PS : pour vous connecter à votre administration rendez-vous sur le portail des blogs overblog


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

bientraitance.over-blog.com

Blog du profil philoup des Forums Antipédophile & VivreAsso § les liens.

Présentation

Profil

Créer un Blog

Recherche

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus